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Les Voltigeurs de Gy – Ursula Le Guin

Dans les riches univers d’Ursula Le Guin, mille peuples habitent mille planètes, développant mille cultures. Sur la planète Gy, on n’accepte que ceux qui sont incapables de s’envoler dans les cieux. Chez les Obls, on se réinvente le langage avec de simples pierres et la révolte. Et sur la base Sates, on a beau avoir échappé à une Terre détruite par la pollution, on garde la nostalgie du berceau originel…


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions ActuSF. Merci à Jérome pour sa confiance.

Depuis un bout de temps maintenant, j’entends parler des livres d’Ursula K. Le Guin sans avoir eu encore l’occasion de lire sa plume. L’autrice est un monument de la SF et en tant que grande amoureuse de ce genre si vaste, je me devais de lire un petit bout d’elle au moins une fois ! Eh bien, c’est enfin fait avec ce recueil de sept nouvelles qui nous font voyager dans différentes civilisations, différents mondes. J’ai trouvé que c’était une assez bonne porte d’entrée pour découvrir l’autrice (l’interview à la fin est très instructive) et que surtout cela donne envie d’en découvrir plus d’Ursula K. Le Guin. 

Chacun des textes sont très différents entre eux, toutefois on reconnaît assez vite la patte de l’autrice. Globalement, dans la construction des textes, on se retrouve avec un texte qui se rapproche plus de la recherche anthropologique que de la SF plus “classique”. Le·a narrateur·ice enquête sur les populations, pose des questions, se renseigne sur les habitudes et les coutumes. Quelques nouvelles sortent de ce schéma toutefois, on est plus au cœur de l’histoire que spectateur. J’ai plutôt apprécié cette mixité et j’ai trouvé que le choix d’ordre des nouvelles était intéressant.

Avec la première nouvelle Les Voltigeurs de Gy, on rentre directement dans le vif du sujet et j’aurai tellement aimé en apprendre plus sur ces fameux voltigeurs mais en même temps, on a toutes les informations nécessaires et plus aurait été du superflu. J’ai particulièrement apprécié la nouvelle La Première pierre qui nous présente un peuple dominé par un autre et comment une simple pierre va tout faire basculer. Une particularité notable de ces nouvelles, c’est qu’elles n’ont pas réellement de fin, on a seulement des bouts de vie et d’histoires. Ces fractions de ce qu’on sent plus grand se suffisent à elles-mêmes.

  • Contenu
  • Plume de l'autrice
3.5

Amandine

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